Le corps créateur d’énergie

 

 

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Ou la puissance de la méditation en mouvement

Le corps est naturellement créateur d’énergies. Non pas seulement d’énergie physique, mais également de forces spirituelles qui exercent une profonde influence sur la vie et la destinée de chacun. En plaçant le corps dans certaines postures, on lui permet de se libérer d’énergies malsaines, de s’auto-guérir et d’accéder à une conscience supérieure. Pour l’ancienne Tradition de la sagesse, le corps n’est que la partie visible d’un iceberg beaucoup plus grand.

La méditation en mouvements permet de réinvestir son corps et de reprendre sa vie en mains tout en découvrant de nouvelles sensations et de nouvelles possibilités en soi et autour de soi. Elle engendre une énergie positive à travers le corps qui, en s’accumulant, va agir par elle-même. II est évident que pendant une épreuve, celui qui a accumulé une énergie positive ne réagira pas de la même façon que celui qui n’a plus de force.

 

Le corps physique est une porte qui permet d’atteindre la plus haute connaissance de soi et de mettre en mouvement des énergies subtiles qui influencent la vie quotidienne, la destinée, le monde. En plaçant le corps dans certaines vibrations, dans certaines énergies, on lui permet de se libérer d’énergies malsaines et de s’auto-guérir, c’est-à-dire de renouer avec la conscience supérieure et de donner un sens profond à tous les actes de la vie quotidienne.

Il y a dans le corps une puissante capacité à s’auto-régénérer, à s’harmoniser, à se replacer dans le vrai. Mais en général, le corps ne peut pas accéder à ce pouvoir car il subit sans arrêt des pressions, tant du monde extérieur que du monde intérieur.

En pratiquant des exercices de méditation en mouvement, beaucoup ont été surpris par les perceptions, les états d’être, les émotions, les images intérieures qui remontaient à la surface. Certains vivent cela comme un véritable nettoyage en profondeur, une libération, une désintoxication ; d’autres comme une prise de conscience, comme un éveil, une découverte d’une autre partie d’eux-mêmes jusqu’ici délaissée, ignorée.

 

S’ouvrir à la vie

 

Imaginons un homme vivant dans une maison où tous les volets sont hermétiquement fermés de telle sorte qu’aucune lumière ne puisse pénétrer à l’intérieur. Il vit dans le noir le plus complet sans jamais sortir. On peut concevoir qu’au bout de plusieurs années, il se sera habitué à cette situation et qu’il aura développé toute une sensibilité lui permettant de se déplacer dans le noir avec aisance. Peut-être même ses yeux seront-ils atrophiés ? Peut-être  aura-t-il développé une peur de la lumière, n’en voyant plus l’utilité, la beauté ? Peut-être inventera-t-il des théories pour justifier l’inutilité de la lumière ?

L’acte d’ouvrir les volets de la maison pour laisser la lumière inonder l’intérieur est peut-être celui qui caractérise le mieux l’expérience de la méditation. C’est simple, mais ça change toute la vie.

 

La voie de la liberté

 

La méditation débute par un éveil de la conscience, par un besoin fondamental d’y voir plus clair, de mettre de l’ordre en soi, de s’harmoniser, de se recentrer. Celui qui comprend que quelque chose ne va pas dans sa vie va automatiquement chercher le moyen de résoudre le problème. C’est un processus naturel. La méditation consciente est à la fois un voyage, une pratique de transformation, un acte de courage qui donne de la force.

C’est essentiellement une pratique qui mène à la liberté ; je dirai même que c’est la porte de la liberté, sa condition. Celui qui ne pratique pas la méditation, d’une façon ou d’une autre, ne pourra pas connaître la véritable liberté car il demeurera toujours inconscient des multiples forces et influences invisibles qui dirigent sa vie et le poussent à l’action. Peut-on réellement parler de liberté pour un homme qui ne peut pas choisir et qui est inconscient ?

Du point de vue de la méditation, la question de la liberté est fondamentale. En général, celui qui ne connaît pas la méditation pense que la liberté consiste à faire tout ce qui lui passe par la tête. En réalité, une telle liberté est un malheur, une calamité, une anarchie, un désordre. Il y a toujours une victime dans une telle histoire.

En ouvrant l’espace de la vie intérieure, la méditation montre que la véritable liberté résulte d’une discipline intérieure et d’une communion avec une conscience supérieure.

 

Du visible à l’invisible

 

Pour le monde visible seules les surfaces existent, seule l’apparence est prise en compte et la perception ne peut pas remonter au-delà du petit moi éphémère.

Pour le monde invisible, le champ d’investigation est beaucoup plus large car au-delà du moi existent des influences spirituelles et aussi le moi supérieur. Ces expériences sont assez difficiles à décrire. La méditation pousse naturellement à l’intériorisation, ce qui a pour effet de rendre vivante la vie intérieure. Les idées, les pensées, les états d’âme, les désirs apparaissent comme un monde à part entière et même comme des être vivants et agissants. Certaines idées sont malades et conduisent celui qui les invite en lui vers la maladie. D’autres sont bénéfiques et saines et elles procurent toutes sortes de protections, de bénédictions. C’est là que le discernement intervient car un être peut très bien comprendre que tous les malheurs qui lui arrivent dans la vie proviennent d’une pensée que le monde a mise en lui et dont il était inconscient. Cette pensée a développé des attitudes, des comportements qui étaient contraires à son être profond et qui le faisaient souffrir. Maintenant qu’il en a pris conscience, il peut acquérir une force par la méditation et s’en libérer.

 

Augmenter et maîtriser l’énergie

 

L’univers entier n’est qu’un vaste océan d’énergie qui engendre sans cesse des milliards de formes de vie en évolution. De par son corps et le moi conscient qui l’habite, l’être humain est un créateur d’énergie au sein de cet océan. Il peut engendrer et émettre une grande quantité de vibrations et ainsi créer et nourrir des êtres spirituels.

Le corps physique produit naturellement une énergie spirituelle qui est précieuse au-delà de l’imagination. Il fait cela naturellement, généreusement. Les hiérophantes d’Egypte ont créé un grand nombre de postures du corps pour augmenter cette énergie et pour la canaliser vers des objectifs supérieurs, grandioses, bénéfiques. L’Inde a hérité par la suite de cette science des postures du corps et c’est ainsi qu’est né le Hatha yoga, fondement de tous les autres yogas. Il est à remarquer que les civilisations égyptiennes et indiennes figurent parmi celles qui ont duré le plus longtemps. Elles connaissaient les secrets de l’énergie spirituelle qui émane naturellement du corps physique et que l’on peut augmenter et canaliser par certains mouvements sacrés. Il faut aussi porter son attention sur le fait que l’Egypte ait été l’une des plus belles civilisations du monde au niveau de l’architecture, du cadre de vie, du climat social, du niveau de vie, de la végétation, des jardins, du contact avec la nature vivante. En effet, un beau cadre de vie, un climat social harmonieux, une nature vivante et forte possèdent la capacité d’augmenter l’énergie. La Chine avec le Feng Shui et les celtes avec leur chêne sacré et leur alignement de pierres semblent eux aussi avoir connu et maîtrisé ces secrets de l’énergie qui émane du corps physique.

La première chose à faire est donc de comprendre que le corps émet de l’énergie.

 

Deuxièmement, il faut apprendre à devenir conscient de son énergie. Cela se produit en portant son attention sur elle. L’attention et la conscience ont pour effet d’augmenter la qualité de l’énergie. Le fait de porter aussi son attention sur le corps éveille l’énergie. Il faut prendre l’habitude de conduire le corps dans le bien-être, dans le repos, la juste nourriture, la bonne respiration, les mouvements harmonieux. Certains aliments, gestes, attitudes, comportements, postures, rythmes respiratoires, pensées… diminuent l’énergie, alors que d’autres l’augmentent. C’est toute une sensibilité, tout un apprentissage à redécouvrir.

L’énergie dont je parle ici n’est pas mécanique, morte, prévisible… Elle est une avec la vie, elle est la vie, elle est spirituelle, amoureuse, vivante, sensible, intelligente… Si un être porte son attention sur elle et devient conscient de sa présence, il peut élever sa propre vibration par son propre vouloir. Ce qui rend cette énergie puissante, c’est le corps humain.

A bien y regarder le corps semble avoir été créé à l’origine comme un temple, comme expression de cette énergie, comme un instrument de précision pour la manier et la manifester. Lorsqu’un homme bouge son corps avec conscience, avec l’attitude intérieure juste, avec la pensée juste, avec la volonté juste alors elle le traverse et agit à travers lui.

 

Troisièmement, il faut développer le discernement pour savoir qui notre énergie nourrit, renforce, dans quelle direction elle se dirige, qui l’utilise. Ce discernement est fondamental car de lui dépend la libération et l’épanouissement.

Dans leur majorité, les humains vivent et travaillent pour alimenter des choses qu’ils n’emporteront pas avec eux au-delà des portes de la mort. Bien sûr, tout n’est pas négatif et il est normal de s’occuper des besoins du moi terrestre, mais tout ne doit pas passer là-dedans. Il est fondamental de trouver son véritable intérêt et d’apprendre à nourrir le moi supérieur. C’est en retournant vers le haut que l’énergie augmente et qu’elle devient capable de tout prendre en charge et d’accorder toutes les bénédictions.

 

Quatrièmement, il faut apprendre à économiser l’énergie, c’est-à-dire à ne pas faire n’importe quoi dans la vie. Il est des expériences dont on ne se relève que très difficilement. Il est des expériences inutiles et le gaspillage doit être banni.

Savoir employer ses énergies d’une façon juste est une bénédiction.

Il y a certaines pensées, certains sentiments, certaines habitudes qui sont de véritables gouffres d’énergie. L’énergie dépensée là-dedans est tout simplement perdue. C’est un chemin d’appauvrissement.

L’énergie nous a été donnée par l’intelligence de la nature pour que nous la fassions grandir, pour que nous l’augmentions, pour que nous vivions dans un monde de beauté, de joie, d’harmonie, de sagesse.

Tous les jours, il faut faire attention à la façon dont nous utilisons l’énergie qui est mise à notre disposition par la vie.

 

Le secret de la méditation en mouvement

 

Le secret de la méditation en mouvement consiste à expérimenter et à comprendre que le corps physique est un producteur et un transformateur d’énergie. Sans cesse il en capte au sein de l’océan d’énergie qui l’entoure et dans lequel il est immergé et sans cesse il retransmet cette énergie.

L’énergie que le corps capte n’est pas neutre, mais elle correspond au degré de vibration du moi terrestre qui habite le corps. Recevoir et donner consciemment l’énergie est un des buts fondamentaux de la méditation et de la science initiatique. L’homme inconscient reçoit et donne inconsciemment. Il ne peut pas diriger sa vie. L’homme conscient analyse et extrait l’énergie. Il se connecte à l’intelligence la plus pure et lumineuse pour capter les meilleurs éléments et devient ensuite créateur de beauté à travers ses pensées, son imagination, sa volonté, ses paroles et ses actes.

 

En pratique

 

La lumière et la vie augmentent lorsque la polarité ciel-terre est activée. Ainsi dans la posture debout, il faut sentir la terre sous ses pieds et le ciel au-dessus de la tête. Le corps, l’âme et l’esprit se tiennent entre les deux. Le corps est plus près de la terre et l’esprit touche le ciel. Le corps aime la vie, l’esprit cherche la lumière. L’âme unit le corps et l’esprit.

Pour pousser plus loin la pratique, il faut rendre présents la terre et le ciel en soi. La terre n’est pas seulement la terre morte et inconsciente, mais c’est une âme vivante, une mère aimante et attentionnée. Les pieds et le corps ne se poseront pas de la même façon sur une terre vide de sens ou sur une mère aimante, emplie d’âme. De même le ciel n’est pas simplement un espace infini, mais il est empli d’intelligence, il est la manifestation extérieure du Père céleste, de l’âme spirituelle qui emplit toute chose.

Si vous rendez vivantes ces réalités à travers la posture, alors vous restructurez votre être intérieur et l’énergie peut de nouveau circuler librement à travers tout le corps.

Concentration :

 

Je suis une colonne de lumière et de vie unissant le ciel et la terre.

Je suis une colonne dans le temple du Très-Haut.

 

Pour que la posture soit juste, il est important de poser consciemment le poids du corps sur le sol et d’atteindre la détente. En même temps, il faut sentir dans la colonne vertébrale l’appel vertical vers les hauteurs sacrées. Il doit y avoir un élan vers le haut, une droiture, une noblesse, une dignité, une simplicité. Aucun effort ne doit être fait de la part des muscles ou du corps, c’est l’énergie qui doit  positionner le corps. L’énergie de l’aspiration à la noblesse fera prendre au corps une position juste. L’attitude intérieure est fondamentale sur la voie de l’énergie.

 

Travail de l’ancrage du corps dans la Terre-Mère.

 

Pendant toute la durée du travail de la posture, il est nécessaire d’éprouver de l’amour pour la Terre-Mère et de sentir son omniprésence aimante.

 

Première posture : la colonne qui s’assoit sur le sol.

Tiens-toi debout, droit, détendu, conscient, en éveil.

Plie les deux genoux et laisse ton dos et ta tête être droits. Tes bras sont détendus.

En même temps que tu t’approches de la terre, ressens son énergie. Elle attire vers elle tout ce qui est négatif, malade, sombre dans ton corps. Elle veut transformer tes énergies, te rajeunir, t’embraser.

 

En te redressant, entre de nouveau dans ton être, dans ta colonne et ressens-toi léger. Tu as augmenté la force de vie. Elle est transparente et elle circule dans tout le corps librement.

 

Tiré des enseignements Esséniens contemporains.

Pour en savoir plus, consultez l’ouvrage : « Le corps créateur d’énergie » – Ed. Essenia

 

 

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