Consulter un psychologue : Il n’y a pas de mauvaise raison

Nous vous proposons de briser quelque peu certaines idées reçues concernant des « mauvaises raisons » de consulter un psychologue. Il n’y a pas de mauvaises raisons de consulter un psychologue, consulter un psychologue est un engagement parfois difficile à assumer mais qui se révèle par des effets positifs pour le patient.

Certaines personnes vous ont peut-être déconseillé de consulter un psychologue, tandis que d’autres vous ont au contraire conseillé de le faire et vous ne savez pas trop quoi faire ? Vous hésitez vous-même à consulter un psychologue car vous ne vous sentez pas suffisamment « mal » pour justifier une consultation ?

Ces réflexions, bien que parfois légitimes, reposent toutefois sur des idées reçues qu’il est bon de repréciser.

Vous connaissez les origines de vos souffrances ?

Il est en fait très difficile de se connaître soi-même au point de connaître de soi l’origine de tous ses maux. Un psy n’est pas non plus quelqu’un de parfait qui sait tout de vous, de vos maux, et qui saura vous trouver une solution miracle. Un psy est simplement quelqu’un formé à écouter et à proposer des solutions, ou en tout cas des réponses, à des questionnements liés au mal-être que vous ressentez et aux maux dont vous souffrez.

Un psy est quelqu’un qui est là pour aider une personne qui souffre à connaître les causes de ses souffrances dans le but d’en trouver des réponses pour aller mieux. Un psy est une aide qui permet à une personne de mieux comprendre ses maux et souffrances.

Vous n’allez pas suffisamment mal ?

Il n’y a pas besoin de toucher le fond pour consulter un psy ; c’est même mieux de consulter avant d’en arriver à ce stade. C’est en fait un pari très risqué dont les répercussions peuvent être dramatiques que de penser ne pas être suffisamment mal pour justifier le fait de se faire aider. Rien ne vous dit en effet que votre situation ne va pas s’aggraver au point que vous finirez par toucher le fond et rencontrerez alors des difficultés à vous en remettre dont vous auriez très largement pu vous en passer en consultant bien plus tôt.

Il n’y a pas besoin d’être atteint d’une pathologie handicapante socialement parlant comme une forte dépression pour consulter un psy. Si cela peut vous empêcher de faire un burnout il faut le faire. Certains professionnels comme cette psychologue à Paris 8èmeaffirment qu’il leur arrive de voir des patients consulter pour discuter parce qu’ils ont des doutes sur leur bien-être mental et souffrent d’une situation de vie difficile mais temporaire.

Vous avez peur de ressasser le passé ?

Cet argument que vous pouvez ressentir est en fait paradoxal quand on y réfléchit bien car ne pas consulter par peur de ressasser le passé mais souffrir d’un passé qui vous pèse et le ressasser chaque jour sans avoir la force de le surmonter. Si votre passé est dur et vous pèse il vaut mieux en parler le plus tôt possible et ne pas retarder l’échéance qui finira un jour ou l’autre par arriver.

Il est possible que les séances soient douloureuses mais ne vaut-il pas mieux travailler sur soi pour se libérer d’un fardeau que le porter toute sa vie ? Comme mentionné dans le premier paragraphe, un psy est là pour écouter et proposer des solutions. Il peut être tentant de vouloir tout régler soi-même mais cela est aussi plus risqué.

Vous pensez souffrir d’un mal bien trop grand ?

Il est possible que vous ressentiez le sentiment d’aller tellement mal qu’aucun psy ou thérapie ne pourraient vous guérir. Mais si vous pensez cela, ne préféreriez-vous pas consulter pour en avoir le cœur net ? Vous n’aurez la certitude de ce que vous avancez que si vous tentez l’expérience. Si vous allez suffisamment mal pour que cela nuise à votre bien-être intellectuel, mental ou social il vaut mieux consulter.

Le conseil général que nous pouvons finalement vous donner, en plus de ne plus hésiter à consulter selon les paragraphes précédents, est de consulter un psy spécialiste du mal que vous ressentez. Si vous avez hésité à consulter c’est que vous n’osez pas le faire mais dans le même temps vous devez au moins avoir une idée de ce dont vous souffrez. Préférez de fait un spécialistespécialiste des thérapies comportementales et cognitives. Et rappelez-vous : il n’y a pas de mauvaise raison de consulter.

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